Sengo Katana

Rare Katana Koto attribué à l’école Sengo de la province d’Ise. 千子

Koshirae complet et en suite.
Lame Mumei Suriage attribuée à l’école Sengo par un certificat NBTHK Hozon.
Celle-ci est un peu fatiguée due à plusieurs polissages successifs mais toutes les caractéristiques sont présentes et encore admirables.
Jigane en Itame, Hamon en Notare Nioi deki avec une symétrie quasiment parfaite sur les deux faces Omote et Ura, particularité propre à cette école et en particulier aux générations de Muramasa.
D’après moi une excellente occasion d’acquérir une lame ayant de grandes chances de provenir d’une des 3 générations de Muramasa, à un prix raisonnable.

Période de production officiellement supposée : Fin Muromachi (1501- 1573) – Ise
« Officiellement » car l’école Sengo est l’une des écoles les plus mystérieuses de l’histoire du Nihonto. Nous en savons en fin de compte bien peu de choses et il y a beaucoup d’avis divergents concernant la période de production des lames du fondateur de cette école, Muramasa. Certains textes anciens parlent de 1362-1368 pour la première génération, d’autres 1429-1444, mais il est plus communément admis que cette production commence en 1501 tout simplement parce-que cette date est la plus ancienne retrouvée sur une lame signée et datée de Muramasa.

Muramasa était prénommé Uemonnojô, il portait aussi le nom bouddhiste de Myôdai.

Ce forgeron de légende, fléau du fameux clan des Tokugawa, est peut-être l’un des forgerons les plus réputés mais aussi l’un des plus controversé de l’histoire du Japon.
Il est principalement célèbre pour ses lames dites « démoniaques », mais il fut avant tout un forgeron de talent capable de créer des lames de grande qualité.
Certains vieux livres japonais relatent le fait qu’il y eut un premier MURAMASA en Teiji (1362) et qu’il fut l’élève du grand Masamune.
Masamune et Muramasa, Dieu et son Lucifer… Telle est sa réputation au Japon depuis des centaines d’années et qui le suit encore de nos jours.

Il y a en effet de nombreuses théories concernant son histoire et sa vie.
Parmi les plus probables, il y a celle qui dit qu’il fut l’élève de Heianjo Nagayoshi. Il faut savoir que les forgerons les plus influents sur les styles de sabres de l’époque sont Muramasa, Nagayoshi et Shimada Yoshisuke. Ces trois forgerons représente le « trio Bungi » qui se dispute la première place pour l’orientation que prendra le sabre japonais entre les autres influences du Sengoku à la période Muromachi.
Il fut probablement productif pendant une période de plus de 50 ans à travers Bungi, Eisho, Daiei et Tenmon.
Certains experts disent qu’il y eu deux ou trois générations pendant cette période mais cela n’a pour le moment pas été prouvé.
Il fabriqua beaucoup de Tanto et sun-nobi Tanto mais assez peu de Katana.
Ses Hamon sont très souvent symétriques entre les deux faces, c’est d’ailleurs l’une de ses particularités.

La légende fut crée lorsque Tokugawa Ieyasu devient Shogun en 1603.
Cela a commencé avec la mort de son fils aîné Nobuyasu. Celui-ci fut accusé de trahison et fut contraint de se suicider par Seppuku (le suicide rituel). La lame utilisée pour mettre fin à ses jours était un Wakizashi signé Muramasa.
Ce grand malheur, additionné au fait que son grand-père, son père et lui-même furent eux aussi sérieusement blessés par des lames forgées par Muramasa, a été le point déclencheur qui engendra cette paranoïa exacerbée envers ce forgeron.
Ieyasu qui considérait à présent les lames de Sengo Muramasa comme maudites, les fit donc tout simplement interdire et fit sévèrement punir tout ceux qui se seraient fait prendre en possession d’une de ses lames.
Cela engendra bien sûr le fait qu’il y eut beaucoup de signatures ayant été effacées ou même modifiées afin d’échapper à ces éventuelles sanctions.
D’autre part, certains opposants à la famille Tokugawa se sont pris à ce moment d’un grand engouement pour les lames de Muramasa et étaient prêts à dépenser des fortunes pour pouvoir acquérir l’une d’elles.
Même longtemps après la mort de Ieyasu, la famille Tokugawa continua à punir la possession d’une lame de Muramasa par Seppuku…

A la fin du 17ème siècle, cette histoire avait fini par créer des superstitions parmi la population japonaise. Certains pensaient qu’une lame de Muramasa pouvait porter chance ou malheur, le bonheur ou la mort. D’autres disaient que les lames de Muramasa étaient assoiffées de sang, et que leur propriétaire se voyait doté de ce trait de caractère lorsqu’il s’en saisissait…

Encore aujourd’hui, le nom de MURAMASA se retrouve dans des romans, des pièces de théâtre Kabuki, des Mangas, des jeux, des films…

Dimensions :
Nagasa = 66 cm
Motahaba = 3,1 cm
Kasane = 0,52 cm

Prix = VENDU

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